Bartolome Sancho Morey - Rebelión
Version espagnole:
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=110746
traduction : Raymond Muller
Nous sommes nombreux, et chaque jour plus, à nous demander comment est-il possible que “en marge des idéologies” ces médias, par leurs correspondants permanents sur l’Ile, soient tellement “exigeants” et si “préoccupés” pour la défense des droits humains des bien mal nommés dissidents cubains. Qui systématiquement, un jour oui et l’autre aussi, sont présentés, en premières pages et à grands titres, dans des milliers d’articles et d’interviews comme des militants pacifiques injustement emprisonnés par le gouvernement cubain.
Mis à part de très rares exceptions, ces mêmes médias rejettent la moindre couverture aux arbitraires et injustes condamnations que souffrent depuis le 12 septembre 1998 (12 ans bientôt) cinq patriotes antiterroristes cubains, accusés d’espionnage, alors que le monde entier, le gouvernement des Etats-Unis inclus, sait que leur unique et exclusive délit a été d’infiltrer des organisations mafieuses terroristes cubaines de Miami, afin de pouvoir éviter, de cette unique façon et vue la tolérance ou la complicité du gouvernement étasunien envers elles, des actes terroristes, ce dont il existe des preuves irréfutables avec luxe de détails.
Depuis le mercredi 21 juillet dernier, Gerardo Hernández Nordelo (un des cinq combattants antiterroristes) se trouve, de nouveau, dans le “trou”, une cellule de châtiment qui nuit gravement à sa santé et son intégrité physique.
Il faut rappeler que tout au long du procès prolongé contre les Cinq, les autorités fédérales ont employé des procédures similaires pour empêcher leur défense et obstruer la justice. A la veille de chaque décision importante, ces combattants antiterroristes furent isolés dans le « trou » pour rendre impossible toute communication avec leurs avocats défenseurs. L’histoire se répète maintenant lorsque Gerardo a présenté une demande de Habeas Corpus, le dernier recours légal qui lui reste dans le système étasunien qui l’a condamné injustement et lui a imposé une sentence de deux perpétuités plus 15 ans de prison. Pendant les douze ans écoulés depuis son arrestation, les autorités étasuniennes ont interdit – incroyable, mais vrai! –la visite de son épouse, Adriana Pérez O’Conor.
Depuis le mois d’avril Gerardo a demandé d’être vu par un médecin de la prison. Cette visite n’a pas eu lieu jusqu’au mardi 20 juillet quand on lui a diagnostiqué deux sérieux problèmes et la nécessité de lui faire des examens additionnels. Mais le jour suivant Gerardo non seulement n’a pas été remis à l’hôpital mais enfermé dans une cellule de châtiment. Depuis lors, le médecin ne le voit pas, et il ne reçoit aucun traitement.
Par ailleurs, son avocat, qui après de nombreuses et difficiles démarches a pu le rencontrer, a affirmé que Gerardo maintient sa résistance indomptable, sa volonté irréductible, son optimisme et sa conviction en la victoire.
Dans cette triste histoire, ce qui est inquiétant, indigne et immoral, c’est que autant le FBI comme les gouvernements de Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama – sur ce dernier beaucoup d’espoir avait été déposé – savaient et savent que toute cette tragicomédie n’est qu’un répugnant montage de l’extrême-droite étasunienne, et que ces cinq patriotes cubains sont allés aux Etats-Unis pour obtenir des informations au sujet des plans des organisations terroristes qui ont leur base d’opération depuis de nombreuses années à Miami, à savoir la Fondation Nationale Cubano-Américaine, Alfa 66, le Conseil pour la Liberté de Cuba, les Frères à la Rescousse, etc., etc.
Il faut rappeler aussi que l’ONU, des milliers de personnalités du monde entier, une dizaine de Prix Nobel, des centaines de parlementaires (députés, eurodéputés), des européens de différentes idéologies parmi lesquels se trouvent les ex présidents du Parlement Européen, José Borrell Fontelles et Enrique Barón Crespo, les Vice-présidents Ángel Martínez y Willy Meyer, etc. etc., sans oublier le prestigieux ex Directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor Zaragoza, pas du tout suspects d’être violents ou collaborateurs du terrorisme, bien au contraire, et considérant que le procès tenu à Miami a été manipulé, ils ont envoyé un document demandant la célébration avec toutes les garanties juridiques nécessaires d’un nouveau et juste procès ailleurs qu’à Miami.
Et pour terminer, en plus de rendre responsable le Gouvernement des Etats-Unis pour la santé et l’intégrité physique de Gerardo Hernández Nordelo, je demande: quel est donc le degré de responsabilité, de complicité et de manque d’éthique professionnelle de ces médias et de leurs correspondants permanents sur l’Ile? J’insiste, “en marge des idéologies”, ces médias qui savent et connaissent avec luxe de détails la réalité de ces cinq combattant antiterroristes. Et qui, à un degré plus ou moins grand, maintiennent le silence comme réponse, pire encore, la tergiversation et la manipulation sans limite
COMBIEN DE MENSONGES, DE MEDIOCRITE, ET DE LÂCHETE!