DÉCLARATION PUBLIQUE

Les organisations sociales, les partis politiques et les citoyens qui signent ce document, REJETTENT ET CONDAMNENT les sanctions imposées par le Conseil Fédéral suisse contre la République bolivarienne du Venezuela le 28 mars 2018. Les mesures coercitives unilatérales contre tout pays et surtout contre les pays du Sud produisent des répercussions négatives sur l’ensemble de la population. Dans ce cas, contre le peuple vénézuélien, assiégée par les sanctions de l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique, qui cherchent à le priver de médicaments, de nourriture et d’autres ressources de base, portant ainsi atteinte aux droits humains. Cela porte atteinte, en particulier, aux groupes et secteurs en situation de vulnérabilité. Toutes ces mesures vont à l’encontre du droit international et de la Charte des Nations Unies, où le peuple concerné est le seul affecté5. La Charte des Droits et Devoirs Économiques des États de 1974 proclame dans son article 32 qu’ « aucun État ne peut recourir ni encourager le recours à des mesures économiques, politiques ou autres pour contraindre un autre État à lui subordonner l’exercice de ses droits souverains ». En outre, ces mesures visent à s’immiscer dans les affaires internes de la République Bolivarienne du Venezuela, allant encore une fois à l’encontre du droit international et de la résolution 375 (IV) de 1979 dans son troisième article. L’État vénézuélien, attaché à sa Constitution Nationale, garantit et respecte les libertés individuelles et collectives de tous les citoyens relevant de sa juridiction6. Il bénéficie également d’un système démocratique qui a permis d’avancer progressivement dans l’exercice de tous ses droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, en garantissant que tous les secteurs sociaux puissent s’exprimer librement par le biais de divers mécanismes de participation sociale. Compte tenu de cela, la République bolivarienne du Venezuela a mis en place un système électoral destiné à l’exercice effectif du droit de vote qui permet aux candidats électoraux et aux organisations ayant des objectifs politiques d’obtenir des garanties de sécurité, de transparence et de confiance pour toutes les parties concernées, le tout, sous observation nationale et internationale. D’autre part, la Constitution du Venezuela approuvée en 1999, dans son article 136, garantit l’indépendance des cinq Pouvoirs Publiques. L’exercice de cette séparation de pouvoirs permet à chacun de jouir de fonctions qui lui sont propres, en préservant la stabilité démocratique dans le pays, gouvernance et équilibre institutionnel. Afin de jouer un rôle constructif face à la situation économique que traverse le Venezuela actuellement, nous demandons instamment à la Confédération Helvétique à maintenir la tradition d’impartialité et de neutralité qui la caractérise historiquement. Nous invitons ainsi la Suisse à employer des moyens constructifs au regard de la situation économique par laquelle passe le pays sud-américain, sans céder aux pressions qui cherchent à l’aligner aux agressions des États-Unis et des membres de l’Union européenne contre le peuple du Venezuela.

Lettresignée_CFS_RBV_Mars2018

Publié dans Actuel, International, Suisse

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