Le blocus : une surdité congénitale face à la langue des peuples

Photo: Endrys Correa Vaillant

AU cas où quiconque croirait encore que le blocus économique, commercial et financier des États-Unis contre Cuba est une exagération de la part du gouvernement de l’île, il suffirait de se référer à l’épisode le plus proche de cette politique que l’on peut qualifier de génocidaire.

Gustavo Véliz, ambassadeur cubain à Antigua-et-Barbuda, a reçu un courrier de la compagnie aérienne de transport de fret international, FedEx dans laquelle il était indiqué que cette entreprise avait fermé le compte de la délégation cubaine dans ce pays des Caraïbes, conformément à la politique extraterritoriale de blocus exercée par le gouvernement étasunien contre Cuba.

« Cela est dû au fait que FedEx et ses filiales internationales, en tant qu’entreprises de propriété étasunienne, sont soumises à la législation des États-Unis. Nous ne pouvons pas gérer des achats destinés à une quelconque entité d’un gouvernement qui est soumis à des sanctions imposées par le Bureau de contrôle des actifs étrangers, qui fait partie du système légal de contrôle des exportations des États-Unis. Cuba est un pays sujet à des sanctions de la part des États-Unis. Par conséquent, nous ne pourrions transporter aucun envoi en provenance d’une ambassade du gouvernement cubain. Ces envois dès maintenant et à l’avenir seront refusés pour enlèvement ou retournés à l’expéditeur », dit la note envoyée à la représentation cubaine.

Les pages de notre journal ne suffiraient pas pour citer des exemples semblables pendant plus de 55 ans de cette politique hostile. Il suffirait d’en rappeler un, qui n’est pas si lointain dans le temps et illustre le génocide implicite dans la manière d’agir de l’empire.

En 2016, l’ouragan Matthew a pratiquement détruit Baracoa, à l’extrême est de Cuba. À l’époque, en vertu de la loi étasunienne, il fut interdit à l’ambassade cubaine à Ankara, en Turquie, d’effectuer un transfert bancaire vers l’île, même si cette région de l’est de Cuba se trouvait dans une situation douloureuse, à laquelle l’État et le gouvernement faisaient face avec courage.

Pendant 25 années consécutives, l’Assemblée générale de l’ONU a condamné le blocus contre Cuba. Le monde entier a soutenu la résolution cubaine visant à mettre fin à la politique impitoyable des États-Unis. Or, dans ce cas la surdité des gouvernements nord-américains successifs est réelle et congénitale, parce qu’ils ne comprennent pas la langue des peuples.



» http://fr.granma.cu/cuba/2018-06-14/le-blocus-une-surdite-congenitale-face-a-la-langue-des-peuples
Publié dans Actuel, Blocus, Cuba, International

Mariela Castro Espin

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